Littérature
Relire relier
Activité en continu lors de laquelle l’artiste multidisciplinaire Catherine Lalonde lira de 10h à 17h des textes formant son œuvre. Le public est invité à arriver et à repartir quand il le souhaite.
La poète et performeuse Catherine Lalonde ouvre grand la bouche et ava...
La poète et performeuse Catherine Lalonde ouvre grand la bouche et ava...
Description
Activité en continu lors de laquelle l’artiste multidisciplinaire Catherine Lalonde lira de 10h à 17h des textes formant son œuvre. Le public est invité à arriver et à repartir quand il le souhaite.
La poète et performeuse Catherine Lalonde ouvre grand la bouche et avale tout, du premier mot à la dernière phrase, de Jeux de brume (1991) à Trous (2024). Des microbulles de salive s’échappent, un écho s’ajoute au souffle, et la langue, expansible, extinguible, claque. À la fois banquet d’écriture, mise à nu et mise à feu, « Relire relier » délivre les heures de l’écriture en un acte de parole attablé. La voix et la bouche élastiques se font le témoin du papier : carnets de poèmes, contrats d’édition, dessins et tapuscrits, la somme gît pêle-mêle sur un plan de travail à l’ombre des pages tournées. L’autrice note les allées et venues des convives, elle leur verse le thé, puis retire peut-être ses souliers, ses chaussettes: le cœur bat librement. La gestuelle naturelle contamine les mains, les doigts, parfois les pieds. Le mot devient la seule unité de mesure; matière promise à un tel exploit.
« Relire relier » a été créé en 2016, à la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’université Concordia, à l’invitation de Sophie Bélair-Clément et de Marie Claire Forté et dans le cadre de leur exposition « I’d rather something ambiguous ». Mais précis à la fois.
La poète et performeuse Catherine Lalonde ouvre grand la bouche et avale tout, du premier mot à la dernière phrase, de Jeux de brume (1991) à Trous (2024). Des microbulles de salive s’échappent, un écho s’ajoute au souffle, et la langue, expansible, extinguible, claque. À la fois banquet d’écriture, mise à nu et mise à feu, « Relire relier » délivre les heures de l’écriture en un acte de parole attablé. La voix et la bouche élastiques se font le témoin du papier : carnets de poèmes, contrats d’édition, dessins et tapuscrits, la somme gît pêle-mêle sur un plan de travail à l’ombre des pages tournées. L’autrice note les allées et venues des convives, elle leur verse le thé, puis retire peut-être ses souliers, ses chaussettes: le cœur bat librement. La gestuelle naturelle contamine les mains, les doigts, parfois les pieds. Le mot devient la seule unité de mesure; matière promise à un tel exploit.
« Relire relier » a été créé en 2016, à la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’université Concordia, à l’invitation de Sophie Bélair-Clément et de Marie Claire Forté et dans le cadre de leur exposition « I’d rather something ambiguous ». Mais précis à la fois.
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